samedi 26 mars 2016

La rue de Constantine, années 50

La rue de Constantine, dans les années 50,
au niveau de la rue Louis Narbonne, près de l'ancienne poste

vendredi 25 mars 2016

Bombardement du Thomas Stones



Extrait:
"Par la fenêtre de cette chambre, on aperçoit l'Est de la baie d'Alger avec sa pointe, le Cap Matifou. Cette vue est superbe. Pendant quelques années, je vais être intrigué par le bateau bombardé qui s'est échoué à quelques brasses de la petite plage du Piquet Blanc. C'est le Thomas Stones, un bateau américain de transport de troupes. Alors qu'il arrivait de Gibraltar, fin 1942, et n'était plus en état de naviguer après les attaques allemandes, pour laisser accoster d'autres navires, on avait dû le déplacer, du quai où il se trouvait dans le port d'Alger, vers un mouillage dans la rade face à Hussein-Dey. Là, complètement à découvert, il avait été la cible d'une violente attaque aérienne, et malgré la défense de son commandant Olton Bennehoff, il avait été complètement éventré.
Après la guerre, les plus grands avaient fait de cette épave leur terrain de jeu. Ils allaient, en quelques brasses, aborder sa carcasse."


L'incendie du bateau après son bombardement

dimanche 24 mai 2015

Remerciements

Un grand merci pour son accueil à Magali, responsable de la librairie Calligrammes - 7 rue Votaire à Sens, le samedi 23 mai, pour la séance de dédicaces. De nombreuses rencontres bien sympathiques tout au long de cette journée.
Merci également à Jeanne Cotel Melaisne, Directrice de la Bibliothèque Jorge Semprun de Villeneuve-sur-Yonne et à Sylvie Ballester, Directrice de la Médiathèque Jean-Christophe Rufin de Sens, pour leur présence et leurs encouragements.


jeudi 7 mai 2015

Dédicace le 23 mai 2015 à la Librairie Calligrammes de Sens

Dans le cadre de la quinzaine du livre et de la lecture organisée par la médiathèque Jean-Christophe Rufin de Sens (Yonne), je dédicacerai mon récit "38, rue de Constantine" à la librairie Calligrammes, 7 rue Voltaire, 89100 Sens, le samedi 23 mai 2015 de 10h à midi et de 14h30 à 17h.

Merci à Magali, Sylvie et Jeanne

jeudi 2 avril 2015

Les mounas

A propos de mounas:

"Je vais également conserver de cette branche les habitudes culinaires, que ce soit les macaronades italiennes ou les mounas espagnoles, gâteaux traditionnels qu'on prépare à Pâques et qui, chez ma grand-mère, étaient placés toute une nuit sous un lit afin de faire monter le levain dans la chaleur ambiante de la chambre."

Aujourd'hui, je les prépare avec une machine à pain, c'est la modernité... En une heure trente et vingt  minutes de cuisson, c'est prêt! La texture et la saveur sont restées les mêmes. Je ne regrette pas les efforts du pétrissage que je faisais pour ma grand-mère qui n'avait plus la force d'effectuer ce travail, seulement son absence.




samedi 21 mars 2015

Mes maîtres d'école, extrait



Mes souvenirs d'école primaire sont excellents. Malgré les années, la mémoire de mes maîtresses et maîtres de maternelle et élémentaire reste vivace. Deux d'entre eux, cependant, m'ont plus marqué. Au cours préparatoire ce fut Ali Remli, le maître qui m'apprit à lire. Au CM2, Gilbert Graille:

"Quant à Gilbert Graille, son empreinte sur moi a été forte, à la fois dans le domaine personnel et dans ma vie professionnelle. Ce fut un maître aux grandes qualités pédagogiques qui savait à la fois intéresser la classe, lui transmettre les connaissances indispensables, mais aussi faire passer des principes éducatifs qui nous ont aidés à bien grandir, principes en lien direct avec ceux de l'Ecole de la République, l'Ecole Laïque. Dans la classe de Monsieur Graille, tous les sujets peuvent être abordés. On s'y sent bien.  Au cours de cette  année de CM2,  je suis frappé par cette liberté de ton qu'il a, qu'il nous laisse, et qui nous permet de devenir nous-mêmes. Ce rapport aux élèves est pour moi une découverte. Pourtant, il est exigeant et même sévère quelquefois.  Je me souviens de son humour, des jeux de mots qu'il nous fait partager, de sa vision sur l'ouverture à l'ensemble des matières, matières traditionnelles bien sûr, mais aussi peinture, musique, sport, de l'importance qu'il accorde à cette éducation globale. Il nous fait découvrir les mots croisés, le code de la route. J'ai en mémoire cet air de l'opérette  "la Mascotte", passage qu'il avait inscrit au répertoire des chants de la classe, qu'un inspecteur, après avoir terminé son inspection, avait demandé à entendre, juste avant de partir, un peu comme un rappel, un petit air "pour la route". Il nous avait tous réunis sur l'estrade et nous avions entonné "les envoyés du paradis sont des mascottes mes amis, heureux celui que le ciel dote d'une mascotte…", cette phrase que 50 ans après, il m'écrira au dos de l'enveloppe d'une carte de vœux. Je crois que c'est grâce à lui, plus tard, que je devins, également dans l'Education nationale, un adepte de l'Ecole Active et un militant de la Coopération scolaire. Alors que je ne l'avais pas revu depuis notre départ d'Hussein-Dey, au cours d'une journée de formation, devant des inspecteurs de l'Education nationale, je prenais en exemple Monsieur Graille, à propos de son type d'enseignement. La globalité dans l'éducation, il l'appliquait après la classe. Comment oublier le goût qu'il me transmit pour la photographie, cette façon naturelle de nous inclure, d'autres enfants et moi, dans le groupe d'adultes qui jouait au volley-ball sur le petit terrain de sport, entre l'école et le stade municipal, durant des soirées de printemps… Il savait partager et semer toutes ces petites graines qui un jour, immanquablement, se développeraient. Je ne reverrai qu'une seule fois Gilbert Graille à son domicile en région parisienne en 2005. Nous évoquerons des souvenirs mais nous parlerons aussi de pédagogie de la lecture. Agé et en mauvaise santé, il gardera jusqu'au bout sa verve et sa capacité de conviction. Je ne regretterai pas cette visite que j'avais retardée longtemps, de peur d'importuner mon ancien maître."

 2005, en compagnie de Gilbert Graille
à son domicile de Seine et Marne

mercredi 24 décembre 2014

Un petit extrait

"3 juillet 1961. Il est 13h 30. La grosse limousine Mercédès est garée au pied de notre immeuble, au 38 rue de Constantine. Depuis quelques minutes déjà, je fais des va et vient sur le balcon du cinquième étage pour guetter son arrivée. J'aperçois la voiture à travers le feuillage abondant d'un vert éclatant des caoutchoucs qui bordent l'artère principale de la ville. Comme chaque année, tous les arbres ont été taillés au carré et leur tronc blanchi au lait de chaux. Les fins d'après-midi, en été, ils procurent ombre et fraîcheur aux promeneurs qui commencent à s'aventurer dans la rue, petite transition avant de s'attabler aux terrasses des cafés, dans les odeurs de grillade et de fumée, pour y déguster des brochettes d'abats, accompagnées le plus souvent d'une anisette alors que les enfants savourent généralement la traditionnelle grenadine.
Le chauffeur de la Mercédès est sorti de la voiture. Il allume une cigarette. C'est lui qui nous accompagne à Maison-Blanche, papa et moi, dans la voiture de société réservée d'habitude au directeur de l'entreprise. Je pars seul en avion pour Perpignan où mes grands-parents m'attendent. Les vacances y seront plus calmes et mes parents n'auront pas le souci de ma présence pendant qu'ils travaillent. L'ambiance est de plus en plus lourde à Alger où les attentats se multiplient. Malgré le couvre-feu, les bombes explosent le soir. Il est certain que mon départ va tranquilliser mes parents. J'ai terminé une assez bonne année au lycée du Champ de Manoeuvres et Michèle vient d'avoir son bac philo. Maman et papa sont sereins de ce côté-là.
Rapidement, papa prend ma valise, j'embrasse maman pour lui dire au revoir et nous descendons les cinq étages à pied. Depuis des années, l'ascenseur est arrêté au cinquième. Je ne l'ai jamais vu en fonctionnement et pourtant je suis né dans cet appartement voilà plus de quatorze ans. Souvent, je me suis amusé à y entrer, appuyer sur chaque bouton, avec le secret espoir d'un démarrage inopiné. Mais il n'y eut jamais de miracle. Arrivé sur le trottoir, par réflexe, je me retourne et je jette un coup d'oeil vers le balcon de mes grands-parents, dans l'immeuble voisin, mais les persiennes sont fermées. Aujourd'hui, il fait une chaleur suffocante et la plupart des appartements ont les volets clos, on essaie de garder un minimum de fraîcheur. Nous saluons le chauffeur. Papa monte à côté de lui. Je m'installe à l'arrière. La rue est complètement vide. Je pose à côté de moi ma petite valise de toile bleue Air-France. Papa me l'a donnée lorsqu'il travaillait encore pour la compagnie. J'y ai placé un peu de lecture et des jeux pour le voyage."

jeudi 27 novembre 2014

ça se précise!


LePaus Lecture
Arrivés ce matin..!!
Affiches A3/A4
Flyers
Cartons d'invitation pour les Officiels
Cartes de Voeux / marque pages que les Auteurs donneront au Public lors du salon...
La date approche...en espérant n'avoir rien omis...!!

  

Le 14 décembre 2014
de 10 h à 18 h 30 - Salle Galaxy, St Denis les Sens (Yonne)

Je vous y attends pour présenter mon petit récit.